De nombreuses enquêtes internationales [1] ont révélé que la pédagogie la plus efficace est une pédagogie explicite. Elle est la plus efficace pour tous les élèves et, en particulier, les élèves en difficulté.

L’enseignement traditionnel, qui n’a jamais été des cours ex cathedra à l’école primaire, donne aussi de meilleurs résultats que toutes les pédagogies ouvertes et constructivistes testées dans ces enquêtes, en particulier aussi pour les élèves en difficulté. La pédagogie traditionnelle ressemble beaucoup à la pédagogie explicite, mais est un peu moins systématique et structurée.

Voici le plan type d'une bonne leçon selon cette pédagogie explicite :
  • rappel du connu
  • but de la leçon
  • présentation et explication de la connaissance nouvelle
  • questionnement des élèves
  • éventuellement explications complémentaires
  • exercices collectifs oraux commentés
  • exercices écrits individuels, tirés d'un manuel
  • corrections raisonnées
  • devoirs à domicile contrôlés et corrigés le lendemain
  • puis tests de contrôle notés.
Somme toute une pédagogie de bon sens.

Malheureusement, cela n'est enseigné à Genève, ni à l'IFMES pour les maîtres secondaires, ni à la FAPSE pour les futurs instituteurs, qui, les deux, ne jurent que par le socio-constructivisme, pourtant clairement moins efficace !

Le comité de l'ARLE



Pour aller plus loin

[1] voir Steve Bissonnette, Mario Richard, Clermont Gauthier, "Échec scolaire et réforme éducative. Quand les solutions proposées deviennent la source du problème."éd. Les Presses de l’Université Laval, Coll. Formation et profession, 2005, 114 pages ISBN : 2-7637-8188-8 et des mêmes, Comment enseigne-t-on dans les écoles efficaces ? Efficacité des Ecoles et des Réformes (extraits PDF de 6 pages), éd. Les Presses de l’Université Laval, Coll. Formation et profession, 2006, 176 pages, ISBN 2-7637-8385-6.

Extrait de l’interview de M. Clermont Gauthier in Le Matin, 7 mai 2005.

Sur le même sujet, un rapport des mêmes auteurs sur les Pédagogies efficaces (au format PDF).