HARMONISATION OUI, MAIS LAQUELLE ?

  1. L'ARLE soutient la volonté d'harmonisation fédérale, car il n'est plus possible d'aligner 26 systèmes différents.
  2.  

  3. L'ARLE est intéressée à une harmonisation des contenus qui seraient précisés au terme de chaque année scolaire et évalués certificativement.
    En revanche, il est hors de question d'harmoniser la pédagogie des maîtres, en particulier en imposant le socio-constructivisme, dont la nocivité est démontrée par ailleurs [1], notamment pour les élèves les plus faibles. C'est la raison pour laquelle, l'ARLE s'opposerait de toutes ses forces au projet PECARO (plan d'études cadre romand) qui, s'il était appliqué en l'état, imposerait cette pédagogie et généraliserait ainsi à toute la Suisse romande le désastre scolaire genevois.
  4.  

  5. L'ARLE demande que la loi d'application [2] de ces articles constitutionnels respecte le pouvoir des Parlements cantonaux et celui du peuple, en particulier en permettant toujours au peuple souverain de pouvoir trancher en votation in fine. Il serait inacceptable que les futures conventions intercantonales soient placées hors du champ démocratique et puissent être imposées contrairement à la volonté populaire. Dans ce cas, le comité de l'ARLE proposerait à son Assemblée générale de soutenir un référendum contre cette loi d'application.

Avec les réserves énoncées, l'ARLE appelle à voter OUI le 21 mai aux nouveaux articles constitutionnels sur la formation dans l'espoir que l'harmonisation nécessaire aille dans la bonne direction pour Refaire l'Ecole.

Le comité de l'ARLE



[1] Dernière en date, la Norvège, qui avait introduit, en 1997, une réforme qui mettait en avant une approche socioconstructiviste, et qui a vu ses résultats baisser nettement de 1995 à 2003 dans les comparaisons internationales, vient de lancer une nouvelle réforme qui sera mise en application en 2006. Cette réforme se caractérise par un mouvement "Back to Basic" où l'accent sera mis sur les habiletés de bases (lecture, écriture, mathématiques) et sur les connaissances. Le nom de cette réforme est d'ailleurs éloquent: "Knowledge Promotion".

[2] art 48 a al. 3 "La loi fixe les conditions requises pour la déclaration de force obligatoire générale et l’obligation d’adhérer à des conventions et règle la procédure".