L’Association Refaire L’École prend acte de l’article paru dans la Tribune de Genève le jeudi 9 octobre 2014 au sujet des dysfonctionnements de l’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE). Parmi ceux-ci figurent notamment le problème de la représentation de certaines filières (par exemple la biologie, le droit et l’histoire), des errements administratifs dignes de la plus effrayante incompétence ainsi que des traitements des candidats à la limite de l’arbitraire.

Cet institut est depuis sa création sujet à d’incessantes critiques provenant tant du personnel que des étudiants. L’ARLE a toujours dénoncé ce système dont les fondements mêmes produisent une formation inadaptée aux réalités du terrain. L’IUFE a en effet été conçue pour faire une science de ce qui fondamentalement a trait à un art : le métier d’enseignant. Au vu des problèmes inhérents à cette institution, l’ARLE voit avec scepticisme toute nouvelle réforme qui ne ferait que repousser le problème et coûterait inutilement. Nous demandons par conséquent une refonte complète du système de formation des enseignants, comme d’ailleurs l’a laissé entendre Mme Anne Emery-Torracinta lors de son intervention du 10 octobre 2014 au Parlement.

L’ARLE propose à cette fin de s’inspirer des formations dispensées dans les Hautes Écoles Pédagogiques (HEP) romandes, plus légères et plus orientées vers la pratique. Elle demande d’une part que le cursus de la formation des instituteurs primaires passe de 4 à 3 ans, comme c’est le cas partout en Suisse, et, d’autre part, que le cursus des enseignants secondaires retrouve son efficacité en renonçant entre autres à une sélection opaque.

Avec une formation des enseignants mieux adaptée, nous entendons rendre à l’école son rôle primordial : celui de la transmission du savoir.

Le comité de l'ARLE

Renseignements :  M. Jean Romain, vice-président et porte-parole, 079 391 05 16