« L'ARLE veut encadrer les élèves, et Beer encadre les profs ! »

Lorsqu’on ne veut pas s’intéresser au contenu, on rigidifie la structure.

 

Le vote du 24 septembre était clair : il s’agissait de redonner à l’école non seulement des notes certificatives mais encore de revenir aux échéances annuelles. C’est ce que demandent les Genevois. Or pour que le règlement
d’application puisse honorer l’esprit de la volonté populaire et ne reste pas une coquille vide, il est impératif de lui joindre les programmes annuels précis et clairs.

Au lieu de mettre l’accent sur ce qui, seul, permet aux élèves de sortir du primaire avec un bagage suffisant, au lieu de mettre toute l’énergie sur l’appui et la proximité du maître et de l’élève, le Département de l’Instruction Publique fait le contraire : il change la structure qui, en soi, n’est pas problématique.

Cette sur-bureaucratisation va atomiser la volonté populaire en autant de petites baronnies qui perdront inutilement en efficacité. Pour 1671 classes réparties en 164 écoles, cela fait un directeur pour moins de 17 classes. A titre de comparaisons, un directeur de l’enseignement secondaire gère en principe plus de 40 classes et plus de 100 maîtres.

Les futurs directeurs d’école bénéficieraient d’un statut de cadres supérieurs ce qui les propulseraient immanquablement à une classe de traitement en rapport avec ce statut ainsi que d’une formation spécifique aux cadres… ce qui occasionnerait à n’en pas douter un coût énorme, malgré les dénégations du DIP.

Ce genre de gesticulations dilatoires est de nature à entamer la confiance en train de s’établir entre les divers partenaires de l’école primaire.
 

Le comité de l’Arle