Suite à la présentation de M. Beer « L’école primaire genevoise se
réorganise pour améliorer la qualité de l’enseignement », l’Arle relève :

Le DIP prétend pour la énième fois dans son communiqué de presse du 23 mai 2007 vouloir « améliorer la qualité de l’enseignement ». Voilà des années qu’on entend de la part du DIP la même rengaine : nous voulons améliorer. Résultat : c’est l’immense confusion d’une école qui peine à enseigner les bases de la lecture, du calcul et de l’écriture à tous les élèves.
 

 

 

 

 

 

 

 

  1. Rappelons les propos de Monsieur Beer, Président du DIP, dans Le Temps du 25 septembre 2006, au lendemain du vote sur le maintien des notes à l’école primaire : « …on ne pourra plus lancer de grandes réformes sans consulter le peuple ». La suppression des fonctions d’inspecteur, de maître principal et de responsable d’école est du ressort de la loi et nullement d’un simple « toilettage » législatif comme le DIP tente de le faire croire. Un changement dans la loi est du ressort du Grand Conseil.
  2. Sous prétexte de vouloir « améliorer la qualité de l’enseignement », on crée 100 postes de directeurs surpayés. L’Arle reste très sceptique quant au nombre de ces postes et à l’utilité réelle de cette mesure. Quel sera le rôle exact de ces directeurs, quel sera concrètement leur travail quotidien ? Qui donc sera nommé ? Il y a fort à parier que ce seront en majorité des chantres de la rénovation pourtant rejetée par le peuple le 24 septembre 2006. Plutôt que de multiplier les postes de cadres, le DIP devrait se pencher sur l’encadrement des élèves en difficultés scolaires et mettre en place des mesures concrètes et efficaces.
  3. Le DIP lance un appel d’offre pour ces postes de directeurs sans même être capable de fournir un cahier des charges ou même un simple descriptif de cette fonction. Tout aussi incroyable, certains postulent à ces postes sans connaître ce qu’il en est….si ce n’est qu’ils seront grassement payés.
  4. L’opération « en blanc », budgétairement parlant, reste à démontrer ; nous avons de sérieux doutes sur ce tour de passe-passe.
  5. Le nouveau règlement de l’enseignement primaire fait abondamment mention de « dispositifs d’aide aux élèves en difficulté »; on attend toujours de connaître ce qu’ils seront concrètement.
  6. A en croire le document récemment diffusé par le DIP « L’école primaire genevoise se réorganise pour améliorer la qualité de l’enseignement », les instituteurs perdent leur caractère de généralistes. Cette mesure scandaleuse est confirmée clairement par les directrices de l'enseignement primaire lors des présentations qu'elles font actuellement aux enseignants. Ainsi, les instituteurs n’enseigneraient plus les disciplines spéciales(gym, dessin, travaux manuels, musique, etc.) ce qui fait pourtant toute la richesse de leur métier. Ils se transformeraient en maîtres d’appui pendant que leurs élèves seraient pris en charge par des maîtres des dites disciplines spéciales. Cette mesure est inacceptable, elle engendre des conséquences néfastes sur la vision réciproque des enseignants et de leurs élèves. Rappelons que l’Arle préconise des classes d’appui à plein temps, seule mesure efficace à son sens.
  7. Alors que tous les cantons suisses ont opté pour une HEP privilégiant l’expérience de terrain pour former les futurs instituteurs, Genève persiste dans une formation abandonnée aux « gourous » de la FAPSE.
  8. L’école est prise en otage par les « experts pédagogistes», sociologues pour la plupart soigneusement sélectionnés, qui la gangrènent de leur idéologie malsaine. Le DIP n’a toujours pas réussi à se débarrasser de cette idéologie qui embrume sa vision et son action. Il suffit d’avoir participé aux trois récents débats organisés sous sa houlette pour se rendre compte combien la secte des pédagogistes continue, malgré la votation populaire du 24 septembre 2006 et l’hostilité du peuple, à prétendre que la seule école qui vaille est celle prônée par une minorité qui a quitté la réalité scolaire.

L’urgence n’est pas de multiplier démesurément la hiérarchie du DIP, mais bel et bien de mettre en place des mesures d’appui efficaces et d’élaborer des plans d’étude annuels clairs et précis, compréhensibles par tous.

 

Le comité de l’Arle