COMMUNIQUE DE PRESSE

L'Association Refaire l'Ecole soutient la proposition de Motion récemment déposée demandant que les directeurs d'établissements primaires consacrent une partie de leur temps de travail à l'enseignement.

En effet, en ces périodes de turbulence économique, il est souhaitable que tous participent à l'effort commun pour ne pas augmenter la dette publique. Les directeurs primaires n'ont jamais prouvé leur réelle utilité dans toutes les écoles. Qui plus est, la fonction de directeur d'établissement a été justifiée non seulement par l'avantage d'offrir une plus grande homogénéité dans la gestion des différents établissements mais encore par plus grande proximité avec les parents d'élève.

Or, on a appris les dysfonctionnements de ces directeurs. Ainsi, par exemple, suite à la fusion de deux écoles de Meyrin (Bellavista et Boudines) la directrice, auparavant en charge de 15 classes à Bellavista (école en réseau prioritaire), a subitement été remplacée par une autre directrice qui dorénavant est responsable d'une trentaine de classes sans que cela ne semble poser problème ! Ce qui signifie que pendant 4 ans, il y avait deux directeurs en poste pour effectuer le même travail...

Autre exemple : l'établissement scolaire, dont le directeur actuellement candidat au conseil administratif de la Ville de Genève travaille à 70 %, devrait pouvoir « bénéficier » de l'indispensable présence directoriale si vantée. Qu'en est-il des 30 % laissés vacants ? On peine à comprendre comment un cahier des charges si contraignant peut être pareillement allégé lorsqu'il s'agit de l'appliquer. Et ce n'est pas le seul cas de directeurs à temps partiel.

Ces directeurs bénéficient en plus de maîtres adjoints sur lesquels ils peuvent se décharger à volonté puisque le cahier des charges de ces maîtres adjoints est à peu de choses près le même que le leur.

Soyons sérieux ! Genève doit s'inspirer de l'exemple de tous les cantons suisses où les directeurs primaires n'ont pas perdu le contact avec la réalité des classes, et l'ARLE demande que les directeurs payés en classe 24 soient astreints à enseigner à mi-temps. Elle soutient donc une proposition de Motion pleine de bon sens.

Le président :
Philippe JOBIN